mercredi, 24 mars 2010

Printanier

madjazzboy_100315.jpg

Et si nous restions en accord avec la saison en parlant, encore et toujours, de musique... Après tout, voilà qui nous permet de prendre un peu de hauteur après les épuisants et plutôt vulgaires épisodes de la vie politicienne de la période récente. Que nos amis politologues et autres éditorialistes cessent donc de s'épuiser (et de nous épuiser par la même occasion) en ressassant jusqu'à la saturation la moindre phrase prononcée par nos, comment dit-on déjà ? Ah oui, nos responsables... pour en tirer de hasardeuses conclusions (ce qui les différencie des responsables en question qui, eux, s'acharnent dans un insupportable tic de langage à tirer les conséquences, une stupidité puisque les conséquences ont cet avantage précieux de se tirer toutes seules)... Je me propose de leur résumer l'avant, le pendant et l'après campagne électorale en une phrase simple : l'actuel locataire de l'Elysée est le président de la République de l'UMP. Ni plus, ni moins. Je l'avais déjà écrit ici-même il y a belle lurette, autant le rappeler car rien ne change. Tout est dans cette phrase et basta !

Avant-hier donc, le collectif du Z Band célébrait le printemps en vous soumettant une composition ou un titre qui saluait le renouveau et, surtout, remisait l'hiver au plus vite dans son grenier glacé. Aujourd'hui, pour parachever ce tableau de l'éclosion, j'aimerais revenir rapidement sur un moment de musique aux touchantes imperfections nées de la mise en place à l'arraché d'un concert - qui s'apparentait plutôt à une jam session - réunissant quatre musiciens se connaissant bien, au moins pour trois d'entre eux. Nous étions à Nancy, le 15 mars 2010, dans la petite salle du Quai Son, que les autochtones connaissent fort bien depuis longtemps et notamment lorsqu'elle s'appelait le Barnum.

Ah, les lundis du Barnum !!! J'en connais quelques uns qui s'y sont illustrés un sacré nombre de fois, fourbissant leurs instruments, se lançant de joyeux défis à coups de standards fiévreux. Mon Mad Jazz Boy de fils n'avait pas 18 ans quand il zébrait l'atmosphère alors très enfumée de la salle des flammèches cuivrées de son saxophone (ténor, alto ou soprano). Il y croisait chaque semaine le bec avec quelques potes musiciens qui, tous, faisaient fi de conditions parfois précaires et savaient réchauffer l'ambiance jusqu'à des heures tardives.

Ce lundi 15 mars, trois de ces acharnés du boeuf, auprès desquels est convié un quatrième larron et talentueux batteur, se sont donné rendez-vous pour une réunion qui ressemble avant tout aux retrouvailles de vieux amis. Le public, peut-être moins nombreux qu'à l'époque haute en couleurs relatée plus haut, est tout de même venu, souvent pour s'accouder au bar et écouter en sirotant. Cédric Hanriot (claviers), Mathieu Loigerot (contrebasse), Gauthier Garrigue (batterie) et... Pierre Desassis (saxophone alto), l'invité de dernière minute, revisitent quelques thèmes bien connus, comme « Take The Coltrane », « Nardis » ou « Cantaloupe Island ». On devine qu'une ou deux répétitions auraient pu très facilement propulser la musique vers de plus hautes sphères mais qu'importe ! La fraîcheur est là, une vraie vibration s'installe, les thèmes laissent la place aux fantaisies des solistes et on ne s'ennuie pas.

C'est tout ce qu'on demande après tout : être là et partager des instants suffisamment fiévreux pour qu'on puisse quitter les lieux, sans nostalgie, mais en pensant aux heures passées qui sont restées gravées dans nos mémoires.

Un bon début de printemps, une envie de musique, le besoin d'autres concerts...

podcast

En écoute : quelques minutes du concert, le temps d'un chouette chorus de Mad Jazz Boy au saxophone alto.

Cédric Hanriot (claviers), Mathieu Loigerot (contrebasse), Gauthier Garrigue (batterie), Pierre Desassis (saxophone alto). Nancy, le Quai Son, lundi 15 mars 2010.

Crédits :
Photo : Jacky Joannès - Captation : Maître Chronique (Yamaha Pocketrak 2G)

lundi, 22 mars 2010

Spring In Swing

C'est l'heure du dixième rendez-vous (eh oui, le temps passe si vite...) pour le collectif des blogueurs, passionnés de musique en général et de jazz en particulier, unis sous la bannière du "Z Band". Nous avons choisi pour l'occasion - comment s'en étonner d'ailleurs ? - de célébrer le printemps et de lui associer ce qui, finalement, lui sied comme un gant : le swing.

Les différentes contributions sont à découvrir chez mes amis distants :

- "Springtime" d’Eric Dolphy, version Eberhard chez Jazz à Berlin ;
- "Springtime for… & Correction", chez Jazz à Paris ;
- Blossom Dearie et sa "Ballad Of The Spring" chez Jazz Frisson à Montréal ;
- “You must believe in spring” de Michel Legrand à Bill Evans, chez La Pie / JazzOcentre ;
- Clifford Brown avec "Joy Spring" sur Ptilou’s Blog ;
- "Springtime again", par Sun Ra chez Mysterio Jazz / Bill Vesée ;
- "Spring" par Kenny Dorham chez Belette ;
- "Springtime dancing", par Manu Katché chez Bladsurb ;
- "Everytime We Say Goodbye" de Jeanne Lee & Mal Waldron, du côté de chez Jazzques.

Ici, il sera question de John Coltrane et de sa version de "Spring Is Here", signée Rodgers & Hart.

Lire la suite

lundi, 12 octobre 2009

Roboratif

Subject to Change cover.jpgIl me tarde de lire la chronique que doit rédiger notre ami Julien pour le compte de Citizen Jazz !!! Parce que s'il a pris autant de plaisir que moi à l'écoute du dernier disque du clarinettiste Denis Colin, alors il ne se privera pas d'enrober son texte d'un enthousiasme parfaitement justifié. Subject To Change, tel est le nom du CD enregistré par une sacrée conférie appelée La Société des Arpenteurs

Imaginez-vous un petit matin d'automne : il fait gris et froid, une radio crache de mauvaises nouvelles du monde et vous vous levez fatigué après de longues heures d'insomnie. La vie n'est pas toujours, on le sait, un long fleuve tranquille et vous ruminez je ne sais quel problème personnel dont vous ne trouvez pas la solution. Moral bas d'un optimiste désespéré...

Et voilà que retentissent les premières mesures de « Hopperation », la composition qui ouvre l'album Subject To Change. Ah oui, tu m'étonnes que ça change ! Une vraie opération de gonflage en énergie ! Une cure d'oxygène pour tympans apathiques qui vous fait voir les choses de la vie avec un début de sourire. La Société des Arpenteurs, c'est une quinzaine de musiciens qui vous balancent un musique hyper mélodique, brillante, animée d'un groove impeccable, aux arrangements cuivrés et électriques, sur laquelle la clarinette basse de Denis Colin fait merveille. Un jazz qui pète le feu et qui sait se faire binaire s'il le faut. Et ça dure une heure comme ça, sans temps mort, sans faute de goût. J'irais même jusqu'à dire que c'est exactement la musique que j'ai besoin et envie d'écouter en ce moment.

J'ai pris le temps de vous établir la liste de ce big band tourbillonnant qui s'est même payé le luxe d'un invité lui-même pas banal, le saxophoniste Tony Malaby (pour mémoire, ce dernier a travaillé avec Steve Coleman ou encore Ravi Coltrane et joue dans Birdwatcher, le dernier disque de Michel Portal). Subject To Change, c'est mon coup de cœur du moment, et j'espère que ces quelques lignes vous donneront l'envie d'en savoir un peu plus. Je me réjouis aussi à l'idée de voir sur scène dans les prochains jours une extraction très noble de cette société sous la forme d'un quintette qui sera l'une des belles soirées de l'édition 2009 de Nancy Jazz Pulsations. J'en parlerai plus en détail dans un prochain article pour Citizen Jazz...

La Société des Arpenteurs :

Denis Colin (clarinette-basse & compositions), Benjamin Moussay (Fender rhodes & electronics), Julien Omé (guitare), Antoine Berjeaut (trompette & bugle), Sylvaine Hélary (flûtes), Fabrice Theuillon (sax baryton & soprano), Stéphane Kerecki (contrebasse), Arnault Cuisinier (contrebasse), Eric Echampard (batterie), Tony Rabeson (batterie). Et aussi : Philippe Sellam (sax), Fabrice Moreau (batterie), Thomas Gimonprez (batterie), Misja Fitzgerald-Michel (guitare). Invité spécial : Tony Malaby (sax).

P.S. : bien que d'une coloration différente, il est un autre disque à surveiller du coin de l'oreille : c'est Humus que nous propose Bojan Z et son Tetraband.

En écoute, les premières minutes de "Hopperation", qui ouvre l'album Subject To Change.

podcast

dimanche, 05 juillet 2009

Sélection

vacances.jpg

Eh oui, ici aussi, on appuie sur la touche Pause ! Non que je m'éloigne de mes petits travaux d'écriture (j'irais même jusqu'à penser que ceux-ci vont m'occuper encore un peu plus qu'à l'accoutumée), ni que je ressente un quelconque sentiment de lassitude vis-à-vis de mes lignes quotidiennes, mais j'arrive à la lisière d'un nouvel espace qu'il va me falloir investir de manière organisée. Je dois aussi trouver un nouveau sens à mon blog. Par conséquent, le repos s'impose et je reviendrai faire un petit tour par ici durant la deuxième quinzaine du mois d'août.

Néanmoins, j'aimerais profiter de cette interruption momentanée de mes services pour vous proposer une petite sélection musicale. Sept disques publiés au cours du premier semestre de l'année et qui ont pour autres points communs d'avoir été enregistrés sur notre scène jazz hexagonale et d'être le fruit de la créativité de musiciens qui savant s'affranchir des frontières, que celles-ci soient artistiques, géographiques ou culturelles. En cette période dite de crise (de la finance, du marché du disque, de tout en fait...), se rendre compte que les artistes conservent toute leur force d'imagination est tout de même un peu rassurant. Qu'ils en soient ici remerciés et qu'ils sachent que je vais consacrer le maximum de mon énergie à défendre leur cause et assurer leur promotion, dans la limite de mes moyens, bien sûr.

ONJ Yvinec, Around Robert Wyatt : salué unanimement, ce beau projet, qui mêle voix enregistrées sur lesquelles ont été posés les arrangement signés Vincent Artaud, est exécuté de main de maître par une jeune formation pour célébrer le grand Robert Wyatt. Un de chocs musicaux de l'année.

Surnatural Orchestra, Sans Tête : ce super big band qui pratique le sound painting, fait tout exploser sur son passage et offre au public un double CD live ébouriffant qui ne se contente pas d'être un disque, mais aussi un bel objet pour collectionneurs. Indispensable.

Louis Sclavis, Lost On The Way : à cinquante-six ans, le saxophoniste clarinettiste lyonnais n'a jamais été en aussi grande forme. Ce disque, qui nous emmène dans les pas d'Ulysse, est - je me risque à une assertion lapidaire - à n'en pas douter, son meilleur.

Bozilo, Live : BOjan Z (piano), Karim ZIad (batterie), Julien LOurau (saxophone), nous emmènent pour un voyage inter continents et allient un lyrisme flamboyant à une imagination sans pareille. C'est un trio majeur, que chacun d'entre nous peut rêver de voir sur scène.

Pierrick Pedron, Omry : encore un disque choc, signé d'un saxophoniste surdoué qui déjoue les pronostics en célébrant tout à la fois l'orient (Oum Kalthoum) et son amour pour le rock progressif des années 70, et celui de Pink Floyd en particulier. Hyper mélodique, parfois électrique, toujours inspiré, ce disque vous entre dans la tête pour ne plus en ressortir.

Volunteered Slaves, Breakfast in Babylon : Olivier Temime et sa belle bande d'esclaves volontaires mettent le feu au dance floor en trempant leur jazz dans la soul music et l'afro beat. Oh que ce disque fait du bien en ces temps grisâtres ! Une musique pour gourmands, une cuisine roborative parfumée à la pêche.

Renaud Garcia-Fons, La Linea Del Sur : pas à pas, le contrebassiste catalan dessine son chemin illuminé, élégant et nourri d'influences méditerranéennes, espagnole en particulier. Indémodable, les yeux levés vers le ciel.

dimanche, 21 juin 2009

Musique

Je ne vais pas vous faire croire que je suis particulièrement sensible à cette célébration qu'on appelle la Fête de la Musique... J'imagine que nul ne contestera le fait que je déploie quelques efforts, tout au long de l'année, pour la célébrer, sans qu'il me soit nécessaire d'arpenter un soir par an les rues de la ville et tenter de me frayer un chemin au beau milieu de hordes alcoolisées dès que la nuit tombe (et même avant d'ailleurs). Dommage que ces foules ne manifestent pas dans leurs choix quotidiens un intérêt aussi marqué pour la musique durant tout le reste de l'année. Néanmoins, je ne veux pas faire le grincheux et j'adopte une méthode qui constituera ma contribution à cet événement. Il s'agit d'une rédaction (trimestrielle) pour le compte d'un collectif de passionnés de musique en général et de jazz en particulier. Allez, venez, c'est par ICI !

mardi, 05 mai 2009

Éperdu

lost_on_the_way.jpgLe XXIe siècle sied très bien à Louis Sclavis. Parce que sa discographie - abondante désormais depuis la fin des années 70 - recèle de magnifiques moments dont les plus récents (L'Affrontement des Prétendants, Napoli's Walls, L'Imparfait des Langues et aujourd'hui Lost On The Way) constituent comme une suite qui frise la perfection. Avec ce nouveau disque qui évoque l'odyssée d'Ulysse, et pour lequel il renouvelle en partie son quintette (Maxime Delpierre et François Merville étant toujours présents), Louis Sclavis fait une fois encore éclater au grand jour une musique lyrique, inventive et nerveuse. Il y a ceci d'un peu magique chez lui qui est la patte des grands : on sait très vite à qui on a affaire, sans pour autant savoir où l'artiste veut nous emmener. Alors on se laisse guider, au gré des vents et on le laisse nous raconter une histoire dont on n'a pas envie de connaître la fin.

« J'ai joué à me perdre pour sortir d'une route déjà tracée » confie le clarinettiste. Alors bien joué en effet et quant à moi, je me porte volontaire pour tomber autant de fois que nécessaire de Charybde en Scylla, tant il est bon, sinon d'être perdu dans l'inconnu, du moins de revenir comme éperdu du bonheur éprouvé à la rencontre d'un jazz contemporain dont la richesse nous laisse espérer qu'il aura encore bien des pages à tourner.

podcast

En écoute : quelques minutes de « De Charybde en Scylla », extrait de Lost On The Way (ECM 2098 1798497).

Louis Sclavis (clarinettes, saxophone soprano), Matthieu Metzger (saxophones soprano et alto), Maxime Delpierre (guitare), Olivier Lété (basse), François Merville (batterie).

mercredi, 14 janvier 2009

Tous

Finalement, ça valait le coup de se torturer les méninges et de plancher sur le sujet que notre collectif de blogueurs jazz, le Z Band, s’était imposé pour la cinquième édition de sa publication synchronisée, «Tous sur Mingus». Le grand Charles nous a plutôt bien inspirés et l'on trouve de bien beaux moments de lecture dans la petite dizaine de textes que nous avons écrits. Tiens, par exemple : la chronique de la Pie Blésoise où le disque Mingus Oh Yeah est présenté en même temps que se mijote une soupe de légumes ou bien encore la rythmique magnifique du texte écrit par l’Ivre d’Images. Et tous les autres aussi… Quant à ma petite contribution, vous pouvez la lire ICI.

dimanche, 11 janvier 2009

Âme

Mingus Ah UmJe dois bien avouer que je n’en mène pas large… Membre régulier depuis un an d’un collectif de blogueurs ayant pour ambition de publier une fois par trimestre un texte sur un thème commun choisi de manière participative, j’ai laissé le temps passer et me retrouve dans l’obligation de pondre d’ici à ce soir un texte sur le grand Charles Mingus. Que finalement, je connais plutôt mal, même si je n’ignore rien de ce qu’un jazzophile basique est supposé savoir. N’empêche… Je dois trouver un angle d’attaque pour résoudre cette drôle d’équation. En attendant, j’écoute une galette publiée par le contrebassiste voici maintenant cinquante ans, Mingus Ah Um. Un disque essentiel, dont tellement de thèmes sont aujourd’hui autant d’hymnes sans âge ! Je vous laisse écouter les premières minutes de «Better Get It In Your Soul», qui suinte le blues et le negro spiritual. L’âme en musique…

mercredi, 31 décembre 2008

Freddie

freddie_hubbard.jpgJ’avais imaginé, en ce dernier jour de l’année, vous proposer une petite sélection de quelques bonheurs musicaux débusqués en 2008. Dans ma tête circulaient déjà les images et les sons de disques marquants, car il y en a eu, dont je souhaitais partager avec vous la vie et la grâce.
Et puis… J’ai appris hier qu’un grand monsieur de l’histoire du jazz venait de nous quitter : âgé de 70 ans, Freddie Hubbard, est mort des suites d’une crise cardiaque.
70 ans ? Seulement ? Incroyable…
Freddie Hubbard, c’était pour moi avant tout la fougue d’un jeune musicien âgé de 23 ans qui débordait d’énergie aux côtés de John Coltrane en 1961 pour l’enregistrement du mythique Olé. A cette époque, il participait à l’aventure des Jazz Messengers d’Art Blakey, avant de travailler aux côtés d’autres géants comme Sonny Rollins, Eric Dolphy, Herbie Hancock, Ornette Coleman ou Quincy Jones. Il avait su s’affranchir des frontières et faire traverser sa musique par de nombreux courants, en commençant par recevoir l’influence du grand Miles avant de s’émanciper et de trouver sa propre voie. Sa discographie, en tant que leader ou comme sideman, est abondante et j’aimerais ici vous proposer un petit hommage avec «Red Clay», extrait de l'album éponyme publié en 1970. Le casting est somptueux, excusez du peu : aux côtés du trompettiste, on trouve Joe Henderson au saxophone ténor, Herbie Hancock au piano, Ron Carter à la contrebasse et Lenny White à la batterie. Rien que ça.
Chapeau bas monsieur Freddie, et bonne chance pour vos nouvelles aventures.

dimanche, 14 décembre 2008

Etonnant

jma_081128.jpg

Voici quelques semaines, j'avais évoqué ici-même la sortie d'un disque enregistré en solo par le pianiste Jean-Michel Albertucci. Ses Etranges Fantaisies, passionnant voyage au pays de la liberté, m'ont donné envie d'en savoir un peu plus sur ce musicien et de lui accorder suffisamment de temps pour nous parler de ce bel enregistrement.

Une heure d'entretien, dont la quasi totalité est retranscrite sur mon autre espace, c'est ICI !

On pourra toujours en profiter pour écouter à nouveau un petit extrait du disque, "Horizontale".

Toutes les notes