30 juin 2009
Duo
Parce qu'on ne peut pas toujours écrire sur un blog... et qu'on s'efforce, à la façon d'un tâcheron, de mettre sa plume au service d'un magazine - Citizen Jazz - qui défend l'idée d'une musique comme on l'aime par ici. Je vous invite par conséquent à suivre un lien qui vous emmènera vers la lecture d'un article du type « deux en un », dont le personnage central est Robert Wyatt.
07:16 Publié dans Entendu, Lu, Vu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : robert wyatt, onj, daniel yvinec, aencrages & co |
Facebook | |
29 juin 2009
Gourmand
Je ne sais pas comment va votre moral, mais le mien est soumis à rude épreuve... Je crois que je vais fermer durant quelques jours tous les robinets qui déversent sur nous un flot de mauvaises nouvelles. Pas pour faire l'autruche, hein, juste pour respirer. Histoire de reprendre des forces...
Tenez, ce matin, j'allume mon poste de radio et qu'est-ce que j'apprends ? Que le Front National rameute quatre votants sur dix dans le Nord de la France (ouais, c'est ça, bienvenue chez les ch'tis...) et qu'un peu plus bas, une histoire de chaussette puante assure la réélection haut la main d'un maire.
M'en fous, j'ai trouvé une parade à deux balles, euh non, environ trois euros. C'est facile à faire et ce truc fait un bien fou là où il passe. Je vous donne la recette : ZE home made café gourmand. Vous prenez un expresso auquel vous ajoutez (petite précision : à côté, sur une assiette, pas dans le café) une poignée de cerises fraîches en provenance de l'arbre du maraîcher, deux petits macarons (ici, chocolat et amande), un morceau de nougat, une part de Gâteau de Savoie et le tour est joué.
Non mais !
08:03 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
Facebook | |
28 juin 2009
Aquatique
Allez savoir pourquoi, par je ne sais quelle mystérieuse divagation intérieure, j'ai pensé ce matin à ce beau disque de Hot Tuna intitulé Burgers. Paru en 1972, il était le troisième album né de la volonté de deux musiciens exceptionnels et complices, Jorma Kaukonen (guitare) et Jack Casady (basse), d'explorer plus avant certaines contrées qu'ils visitaient de temps en temps au sein du Jefferson Airplane, groupe mythique de la scène californienne des années 60. Proche de la perfection, cette galette toute noire (pochette et disque) fusionnait rock et blues en un mélange harmonieux de musique acoustique et électrique (« Water Song » d'un côté, « Sea Child » de l'autre) qui pourrait tout aussi bien avoir été enregistré hier, comme préservé des méfaits du temps qui passe. C'est là probablement un disque essentiel qu'on peut sans craindre se procurer, tant il paraît se bonifier avec les années.
En écoute : « Water Song »
Jorma Kaukonen : guitare, Jack Casady : basse, Papa John Creach (violon), Sammy Piazza (batterie).
Acheter Burgers
10:53 Publié dans Entendu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hot tuna, burgers, water song |
Facebook | |
27 juin 2009
Bad
Qu'on aime ou pas sa musique et quelles que soient les extravagances et les zones d'ombre du personnage, nul ne pourra contester que Michael Jackson aura marqué l'histoire de la musique du vingtième siècle. N'en déplaise à Alain Finkielkraut qui développait hier matin sur France Inter un sentiment, je le cite, « d'inappartenance » face au déferlement médiatique planétaire qui a immédiatement suivi l'annonce de la mort du créateur de Thriller*, cet artiste aura inventé à lui tout seul un univers singulier et inimité, dont énormément d'artistes de tous horizons revendiquent l'influence, à des degrés divers. Parfaitement identifiable, sa musique aura connu un sommet entre 1979 et 1987, avec la succession des trois albums que sont Off The Wall, Thriller et Bad. Et même s'il y a fort à parier qu'il n'avait plus rien de nouveau à nous offrir, cette trilogie justifie à elle seule un engouement qui dépasse les limites du raisonnable. Et j'imagine que sa disparition doit susciter un drôle de sentiment chez mes enfants, aujourd'hui adultes, eux qui avaient beaucoup vibré à sa musique, comme tant d'autres.
* Ce qui est d'autant plus dommage que Finkielkraut venait de tenir de magnifiques propos après qu'un auditeur lui ait demandé son sentiment sur le débat autour du port de la burka. Il y avait tout de même bien des choses à dire sur le thème de la musique... Mais dès qu'on évoque celle-ci, il semble que le temps se soit arrêté pour lui voici plusieurs siècles.
07:15 Publié dans Entendu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : michael jackson |
Facebook | |
26 juin 2009
Disjoncté
Décidément, les bêtes sont mes ennemies, ou peut-être les bras armés du complot qui se trame contre moi. Je ne vais pas revenir sur cette théorie que je développe depuis des mois, mais je dois constater, jour après jour, que les faits viennent l'étayer. Vous vous rappelez peut-être ces saloperies d'oiseaux qui viennent lâcher leurs fientes sur ma terrasse en bois ? Eh bien, je crois que ce sont des amateurs à côté des fourmis. Ces saloperies de bestioles se sont attaquées à l'un de mes luminaires extérieurs et ont décidé, rien que ça, de le bourrer de terre jusqu'à l'ampoule. Un cylindre de 80 centimètres de haut et d'un diamètre de plus de 10 centimètres. Non mais, vous imaginez le boulot de titan que ça représente pour des fourmis ? Et comme si ça ne leur suffisait pas, ces connes se sont prises d'amour pour mes douilles (cherchez pas la contrepèterie, y en a pas...) et ont massacré tous les fils. Résultat des courses : un beau soir, tu veux éclairer ton jardin et c'est toute la maison qui disjoncte... Si ça, c'est pas un complot, je ne m'y connais pas.
PS : cette histoire est véridique, comme vous vous en doutez...
07:15 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : fourmis, court-circuit |
Facebook | |
25 juin 2009
Juste
Habité par la grâce, le film « Jaffa » nous plonge au cœur d'une famille israélienne et du drame qu'elle va connaître. La réalisation, au plus près des personnages - Reuven, le père garagiste, sa femme Osnat qui, tant bien que mal, s'accommode du comportement de leur fils Meir, querelleur et fainéant. Et puis il y a la fille, Mali, qui vit une histoire d'amour avec Toufik, l'employé arabe de son père - nous immerge dans leur quotidien austère mais jamais ennuyeux. « Jaffa », c'est un moment de cinéma juste et émouvant comme on aime en débusquer de temps à autre au détour d'une salle où les rongeurs de pop corn experts en SMS nocturnes sont proscrits. Il est aussi l'occasion de voir ou revoir cette formidable actrice qu'est Ronit Elkabetz (qui joue ici le rôle de la mère), dont on avait déjà pu apprécier le talent dans un autre film particulièrement attachant, « La visite de la fanfare ». Voilà une très bonne surprise, un film cinq étoiles, assurément !
07:15 Publié dans Vu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jaffa, ronit elkabetz, cinéma |
Facebook | |
24 juin 2009
Evolution
Certains prennent de bonnes résolutions à la rentrée, d'autres font le bilan d'une année qui s'écoule pour préparer la suivante. Je fais partie de la deuxième catégorie et je me rends compte que je vais devoir réorganiser mon travail d'écriture dès cet été. Si la satisfaction d'un blog quotidien est réelle - et même si mes textes ne sont pas tous impérissables, loin s'en faut - je suis plutôt mécontent de la qualité de ma participation au magazine Citizen Jazz, parce que la défense de la musique mérite mieux que les quelques textes que j'aurai réussi à écrire alors qu'il y a place pour beaucoup plus ! Il faut que je densifie de ce côté-là, voilà qui ne fait aucun doute. Surtout qu'un autre projet est en cours, celui d'une exposition, un projet que j'ai soumis à un ami au mois de février et que nous mettrons sur pieds au mois d'octobre 2010 dans une médiathèque. Lui, photographe professionnel ayant traîné ses objectifs sur les scènes du Nancy Jazz Pulsations depuis des décennies, et moi, écriveur dilettante et digressif, allons unir nos efforts. Il va nous falloir sélectionner les portraits d'une quarantaine de musiciens sur lesquels viendront se poser des textes de mon crû et commencer très vite ce beau boulot. Et déjà, dans ma tête, les premières phrases qui commencent à tournicoter...
Pour mener à bien ces missions (auxquelles je peux ajouter la participation à un collectif de blogueurs à production trimestrielle), je dois prendre un nouveau rythme, qui devrait être hebdomadaire. Chaque semaine : un texte pour mon blog, un texte pour Citizen Jazz, un portrait de musicien pour l'exposition. Mes élucubrations vont s'espacer un peu dans le temps, mais resteront inscrites dans mes priorités. Ça devrait le faire, comme disent les djeunzs...
07:15 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écriture, blog, musique, citizen jazz |
Facebook | |
23 juin 2009
Sources
La fusion de Jazzman et de Jazz Magazine à la prochaine rentrée n'est pas une bonne nouvelle. Quelles qu'en soient les raisons et quoiqu'on pense de leurs lignes éditoriales, il s'agit d'une source de connaissance, une de plus, qui est victime d'un tarissement. Une au lieu de deux. Et même de trois, car dans le même temps, un autre mensuel, Muziq, rattaché à Jazz Magazine, disparaît définitivement des kiosques. La concurrence avec d'autres supports, comme Internet, ne peut à elle seule expliquer la désaffection des lecteurs. Celle-ci trouve probablement aussi son origine dans un désintérêt progressif pour toutes ces lectures qui donnent à écouter (on me pardonnera cette expression) autre chose que le conformisme sonorisé dont la représentation médiatique atteint un niveau maximal. Ces disparitions m'interpellent et m'incitent à repenser la gestion de mon temps rédactionnel dans les mois à venir. J'en reparlerai prochainement.
07:18 Publié dans Entendu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jazzman, jazz magazine, muziq, internet, lecteurs |
Facebook | |
22 juin 2009
Nancynistre
Malgré la promesse que je m'étais faite, j'ai tout de même traversé hier soir quelques unes des rues principales de Nancy en sortant du cinéma et j'ai pu me confronter à l'épreuve de cette Fête de la Musique que j'évoquais hier. Je passe sous silence ce que j'ai vu - que de mines grises, que de regards perdus ! - et j'ai fini par me demander s'il était obligatoire de se balader avec une bouteille d'alcool à la main. Je refuse d'endosser l'habit du vieux con grincheux. Parce que c'est un certain conformisme conservateur que je réfute, et que j'aimerais parfois que la jeunesse soit un peu plus exigeante, un peu plus à la recherche d'autre chose, qui regarde plus haut, plus loin. Quelque chose qui soit différent, novateur et vivant et pas seulement un produit de consommation courante qui s'autodétruira aussi vite qu'il est apparu. Je ne suis pas très fier de notre monde d'adultes qui les a rendus ainsi, nous avons raté quelque chose...
Quant à ce que j'ai entendu, c'est tout aussi difficile à comprendre. N'ayant pénétré dans aucun bar (où peut-être des expériences plus variées étaient proposées au public, mais je crains fort qu'elles aient été trop rares), je ne peux émettre une opinion que sur ce qui était livré en extérieur, donc à la foule... Un sentiment de tristesse m'a gagné, impossible de le cacher... Une tristesse où se mêlait un peu de rage aussi, parce qu'il m'arrive de penser, dans ces moments-là, que le combat est peut-être perdu. J'ai pensé au cancer, c'est bizarre, tant la prolifération de stands de "techno" m'évoquaient des métastases, envahissantes, épargnant bien peu d'organes finalement. Ici ou là, quelques musiciens tout de même, qui parviennent à se faire écouter avec bien des difficultés tandis que leurs voisins, réfugiés sous leur casque et jouant avec leur téléphone en attendant la fin des boucles programmées sur leur ordinateur, crachent nonchalamment les décibels dans leur propre indifférence pendant que deux ou trois types déjà loin de nous se collent les tympans aux membranes des haut-parleurs.
Mais peut-être tout ceci n'est-il propre (si j'ose dire parce que l'état des trottoirs inciterait à employer un autre mot) à ma ville. Oui, peut-être que partout ailleurs, il était donné au public l'occasion d'une balade vers des univers variés, établissant des passerelles entre les cultures et les générations. Une fête de la musique, en quelque sorte.
07:15 Publié dans Vécu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : fête de la musique, techno |
Facebook | |
21 juin 2009
Musique
Je ne vais pas vous faire croire que je suis particulièrement sensible à cette célébration qu'on appelle la Fête de la Musique... J'imagine que nul ne contestera le fait que je déploie quelques efforts, tout au long de l'année, pour la célébrer, sans qu'il me soit nécessaire d'arpenter un soir par an les rues de la ville et tenter de me frayer un chemin au beau milieu de hordes alcoolisées dès que la nuit tombe (et même avant d'ailleurs). Dommage que ces foules ne manifestent pas dans leurs choix quotidiens un intérêt aussi marqué pour la musique durant tout le reste de l'année. Néanmoins, je ne veux pas faire le grincheux et j'adopte une méthode qui constituera ma contribution à cet événement. Il s'agit d'une rédaction (trimestrielle) pour le compte d'un collectif de passionnés de musique en général et de jazz en particulier. Allez, venez, c'est par ICI !
17:26 Publié dans Entendu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fête de la musique, jazz |
Facebook | |




